dimanche 13 novembre 2011

Sucker Punch - Coup (bas) dans l'eau...

Zack Snyder s'est faire remarquer depuis quelques années déjà avec l'Armée des Morts, puis 300. Pour ma part, j'ai attendu Watchmen (le director's cut) et le magnifique Ga'Hoole pour devenir réellement fan.
Aussi ai je commandé ma jolie édition collector de Sucker Punch, la dernière oeuvre du Zackie les yeux fermés sans même prendre le temps de lire la moindre critique ou demander l'avis de quelqu'un qui aurait vu le film.
Quelle erreur !!! Les premières minutes du film sont un (mauvais) clip vidéo, au sens strict (image + chanson), sensé nous mettre en condition pour l'histoire, sortie pour une fois de l'imaginaire de Zack, qui habituellement se contentait d'adapter des BD (300, Watchmen) ou des oeuvres existantes (L'Armée des Morts, remake et Le Royaume de Ga'Hoole, adaptation d'une nouvelle).

Baby Doll / Cosette

On y voit comment la pauvre Baby Doll (rien que le nom de l'héroïne me fait rire), orpheline de mère, pour échapper à son très, très méchant papa occit accidentellement sa soeur. De là, elle se fait interner dans un hopital psy où un infirmier très, très méchant et corrompu accepte de la lobotomiser contre quelques biftons.
En effet, la pauvre est seule héritière de sa fortunée et défunte mère, qui se doutait bien de quelle fieffée canaille était son mari.
Pour s'échapper de ce sombre univers, la belle va s'inventer un monde parallèle dans lequel elle n'est plus dans un asile, mais dans une maison close.
Dans cet univers parallèle, elle est là aussi maltraitée et sa jolie fleur innocente promise au gros caïd du coin qui doit passer quelques jours plus tard. Elle fait copine, copine avec ses collègues de bureau, toutes captives de ce triste endroit de plaisir et réussit à les motiver pour se faire la belle.
 
Leur meilleure arme : la danse de Baby Doll. En effet, à chaque fois qu'elle trémousse du popotin, elle fait entrer tous les mâles en transe, ce qui permet à ses copines de faire deux, trois rapines.
A noter : pendant qu'elle hypnotise les vicieux qui la reluquent, elle rentre elle même dans un état second qui la fait passer dans un deuxième univers parallèle, tout droit sorti de jeux vidéos divers et variés, ou elle accomplit avec ses copines des exploits dignes de héros de légende : elle combat des samourais zombis géants (j'ai l'impression de parodier le JPP des guignols du début des années 90), elle tue un bébé dragon (sic), elle combat dans les tranchées de 14-18 (où ce qui y ressemble), etc...
Bref, je me suis permis de détailler pas mal l'histoire car je ne pense pas qu'il y ait le moindre intérêt à regarder cette purge au premier degré.
Enfin, pour être plus précis, je me disais que j'allais vendre mon blu-ray sitôt que j'aurais fini de voir le film - si j'arrivais jusqu'à la fin - jusqu'à ce que j'arrive au dernier quart d'heure.
Et là, miracle : on voit que tout ce que Baby Doll a fait et subi depuis le début avait un sens plus profond que de nous montrer les jolis popotins de quelques donzelles au look de Barbie sur fond d'ambiance de jeu vidéo pour adolescent autiste.
Le film gagne plusieurs niveaux de profondeur pour finalement laisser à la fin du film autre chose que l'impression d'avoir complètement perdu son temps.

Baby Doll et ses super copines
Je ne donne aucun détail sur cette fin, ce serait vraiment gâcher tout le potentiel du film, qui n'en a tout de même pas tant que ça.
Enfin, pour terminer, Sucker Punch est un film d'environ 1h40 qui peut se regarder en 30 minutes : la première heure vingt-cinq en accéléré, et le dernier quart d'heure à vitesse normale.
Grosse déception pour moi, qui considère là que Snyder a réalisé un énorme ratage indigne de son talent. Je pense qu'il vaut mieux qu'il évite de se relancer dans les scénarii.
Les actrices sont sexy, mais leur jeu ne vaut pas vraiment d'être relevé, peut-être complètement englué dans une réalisation par trop aseptisée.

Bilan : j'hésite entre 1 et 2 sur 4. On aurait pu avoir un zéro s'il n'y avait eu le dernier quart d'heure.

dimanche 6 novembre 2011

X-Men : Le commencement


Bon, avant que ma mémoire de poisson rouge ne défaille trop, je vais revenir sur les deux, trois derniers blu-ray et DVD que j'ai pu regarder.

Donc, pour commencer, le week-end dernier, j'ai eu une excellent surprise en regardant X-Men : Le commencement.

Pour préciser le contexte, je suis un fan hardcore des comics Marvel, et ce depuis un temps que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître... Et que j'avais trouvés les derniers opus de la trilogie/quadrilogie X-Men / Wolverine fun mais sans plus.
Ainsi, même si j'avais lu et entendu quelques commentaires plutôt élogieux relatifs à ce préquel de la susdite triloquadrilogie, j'étais relativement circonspect.

Ces sympathiques mutants font voir la vie en bleu

Au bout de quelques minutes de film, j'étais pleinement rassuré. Je n'ai pas encore eu l'occasion de voir un autre film de Matthew Vaughn (honte à moi, mais je vais rattraper le retard très vite), hormis Stardust qui n'était déjà pas si mal à mon goût. Dès le début du film, on est saisi par la maîtrise de la mise en scène, et pris dans une ambiance forte, qui passe des camps de concentration nazis pour les premiers traumatismes du futur Magneto à un contexte d'espionnage en période de guerre froide dans un monde du début des années 60 complètement pop kitsch rempli de jeunes femmes sensuelles en mini-jupes, voire en sous-vêtements affriolants pour ce qui concerne le très privé Club des Damnés.

L'histoire, plutôt cohérente, fait le parallèle entre les chemins de Charles Xavier, futur mentor des X-Men et éternel optimiste sur l'entente entre humains et mutants, et Erik Lehnsherr, futur Magneto, dont la destinée chaotique et tragique mène à la voie de l'homo superior über alles.

Les acteurs tiennent très bien la route, avec mention spéciale à Michael Fassbender (Magneto), excellent, et à James McAvoy (Professeur X), que j'avais déjà bien apprécié dans Wanted.

Kevin Bacon surjoue légèrement par moments, mais fait un excellent Sebastian Shaw.

Petite déception : Emma Frost est à mon goût bien plus émoustillante dans la BD, January Jones donnant un aspect un peu froid au personnage le plus torride de l'univers Marvel.

Si seulement Emma Frost était aussi sexy dans le film que ce teaser le laissait espérer...

Pour en revenir au film lui-même, on se laisse prendre pendant plus de deux heures à cette histoire qui nous révèle comment la création des X-Men est initiée par la CIA, à quelle occasion et par qui sont conçus les engins super sophistiqués des X-Men tels que Cérébro et le Blackbird, comment le fauve devient cette sympathique bébète poilue tant aimée des enfants, comment Mystique était au début une jeune mutante complexée folle de Charly Xavier, comment le hurleur apprend à voler...Bref, des tas d'idées, parfois sans aucun rapport avec les comics des origines, mais le tout formant un ensemble tout à fait cohérent qui renforce cet univers si irréaliste au départ.

Les effets spéciaux, sans être exceptionnels, sont tout à fait à la hauteur et ne cantonnent pas le film à un statut de série B que peuvent avoir un certain nombre de films précédents Marvel.

J'ai apprécié le petit clin d'oeil du recrutement avorté d'un Wolverine toujours interprété par le sémillant Hugh Jackman.

On pourrait parler pour les comicsophiles intégristes des incohérences complètes avec la BD,  en matière de timing : Alex Summers est supposé être le frère cadet de Cyclope et n'aurait donc rien à faire à cette époque si on place les X-Men des premiers films dans les années 90-2000, ou en matière de déformation de personnages, l'excellent Angel de la BD devenant une sous-Pixie dans le film, etc...
Mais le film, comme nombre d'adaptations de BD ou même de romans, nécessite pour être apprécié à sa juste valeur de s'affranchir de tout préjugé. Et c'est ici tellement bien ficelé que c'est assez facile de jouer le jeu.

Si je récapitule, je me suis bien régalé et même mieux : ce film m'a redonné goût à l'univers des X-Men, qui tant au niveau des films précédents que de l'évolution actuelle des comics, ne me semblait plus vraiment attirant.

Je vais essayer de noter les films que je "chronique". Ce sympathique X-Men : First Class aura donc droit à un 3/4.

Waz Ist Das ?

Waz Is est donc mon nouveau blog, que je compte dédier à des commentaires sur tout et sur rien.
Essentiellement, ça risque de parler de cinéma, de musique, de séries TV, de sport mais aussi si ça me pique de théâtre, de politique, du monde en général, voire partir en live sur une impro plus ou moins créative. Bref, absolument tout et n'importe quoi, selon les délires du moment.
Si vous tombez par hasard sur ces humbles écrits et que par miracle vous arrivez à vous intéresser à quelques lignes, vos commentaires seront toujours les bienvenus. Dans la mesure du possible, je ne me priverai pas de vous répondre s'il y a matière à échange constructif.
Voilà, c'est parti, j'espère m'y tenir un bon moment et pouvoir proposer quelques contenus intéressants. Qui lira verra...