Aussi ai je commandé ma jolie édition collector de Sucker Punch, la dernière oeuvre du Zackie les yeux fermés sans même prendre le temps de lire la moindre critique ou demander l'avis de quelqu'un qui aurait vu le film.
Quelle erreur !!! Les premières minutes du film sont un (mauvais) clip vidéo, au sens strict (image + chanson), sensé nous mettre en condition pour l'histoire, sortie pour une fois de l'imaginaire de Zack, qui habituellement se contentait d'adapter des BD (300, Watchmen) ou des oeuvres existantes (L'Armée des Morts, remake et Le Royaume de Ga'Hoole, adaptation d'une nouvelle).
Baby Doll / Cosette
On y voit comment la pauvre Baby Doll (rien que le nom de l'héroïne me fait rire), orpheline de mère, pour échapper à son très, très méchant papa occit accidentellement sa soeur. De là, elle se fait interner dans un hopital psy où un infirmier très, très méchant et corrompu accepte de la lobotomiser contre quelques biftons.
En effet, la pauvre est seule héritière de sa fortunée et défunte mère, qui se doutait bien de quelle fieffée canaille était son mari.
Pour s'échapper de ce sombre univers, la belle va s'inventer un monde parallèle dans lequel elle n'est plus dans un asile, mais dans une maison close.
Dans cet univers parallèle, elle est là aussi maltraitée et sa jolie fleur innocente promise au gros caïd du coin qui doit passer quelques jours plus tard. Elle fait copine, copine avec ses collègues de bureau, toutes captives de ce triste endroit de plaisir et réussit à les motiver pour se faire la belle.
Leur meilleure arme : la danse de Baby Doll. En effet, à chaque fois qu'elle trémousse du popotin, elle fait entrer tous les mâles en transe, ce qui permet à ses copines de faire deux, trois rapines.
A noter : pendant qu'elle hypnotise les vicieux qui la reluquent, elle rentre elle même dans un état second qui la fait passer dans un deuxième univers parallèle, tout droit sorti de jeux vidéos divers et variés, ou elle accomplit avec ses copines des exploits dignes de héros de légende : elle combat des samourais zombis géants (j'ai l'impression de parodier le JPP des guignols du début des années 90), elle tue un bébé dragon (sic), elle combat dans les tranchées de 14-18 (où ce qui y ressemble), etc...
Bref, je me suis permis de détailler pas mal l'histoire car je ne pense pas qu'il y ait le moindre intérêt à regarder cette purge au premier degré.
Enfin, pour être plus précis, je me disais que j'allais vendre mon blu-ray sitôt que j'aurais fini de voir le film - si j'arrivais jusqu'à la fin - jusqu'à ce que j'arrive au dernier quart d'heure.
Et là, miracle : on voit que tout ce que Baby Doll a fait et subi depuis le début avait un sens plus profond que de nous montrer les jolis popotins de quelques donzelles au look de Barbie sur fond d'ambiance de jeu vidéo pour adolescent autiste.
Le film gagne plusieurs niveaux de profondeur pour finalement laisser à la fin du film autre chose que l'impression d'avoir complètement perdu son temps.
Baby Doll et ses super copines
Enfin, pour terminer, Sucker Punch est un film d'environ 1h40 qui peut se regarder en 30 minutes : la première heure vingt-cinq en accéléré, et le dernier quart d'heure à vitesse normale.
Grosse déception pour moi, qui considère là que Snyder a réalisé un énorme ratage indigne de son talent. Je pense qu'il vaut mieux qu'il évite de se relancer dans les scénarii.
Les actrices sont sexy, mais leur jeu ne vaut pas vraiment d'être relevé, peut-être complètement englué dans une réalisation par trop aseptisée.
Bilan : j'hésite entre 1 et 2 sur 4. On aurait pu avoir un zéro s'il n'y avait eu le dernier quart d'heure.


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